Profil du secteur
Ce qui compte dans le contexte montréalais
La première distinction à faire est celle de la pente. À Montréal, un toit dont l’inclinaison est inférieure à 2:12, soit 16,7 %, est considéré comme un toit plat ou à faible pente. À partir de 2:12, il s’agit d’un toit en pente. Cette classification influence les matériaux appropriés, les méthodes de pose et certaines démarches municipales. Les membranes de bitume modifié, TPO ou EPDM sont notamment associées aux toits plats et à faible pente, alors que les bardeaux d’asphalte conviennent généralement aux toits en pente. Le choix final doit toutefois être établi après l’examen du bâtiment et du mandat.
À Montréal, les travaux doivent respecter les exigences de l’arrondissement ainsi que le Code du bâtiment du Québec. Pour un toit en pente, une réparation ou un entretien, comme le remplacement de quelques bardeaux ou la réparation d’une fissure, ne requiert pas de permis. Le remplacement complet d’une couverture en bardeaux d’asphalte sur un immeuble résidentiel sans statut patrimonial n’en nécessite pas non plus. En revanche, certains autres revêtements ou les travaux réalisés dans un secteur significatif à critères ou patrimonial peuvent exiger un permis.
Les toits plats demandent une vérification plus précise avant de planifier les travaux. Un permis est généralement requis pour remplacer complètement le revêtement d’un toit plat ou à faible pente, tandis qu’une réparation, un entretien ou un remplacement sans modification du revêtement peut en être exempté. Plusieurs arrondissements imposent aussi certains matériaux, notamment des toits blancs, gris ou verts. Le coût du permis pour le remplacement du revêtement est calculé à raison de 9,80 $ par tranche de 1 000 $ de travaux. Il faut confirmer les exigences applicables auprès de l’arrondissement avant d’accepter une soumission.
Le climat québécois rend particulièrement importantes la ventilation de l’entretoit, l’étanchéité des bordures et des noues, ainsi que l’évacuation de l’eau. Une membrane d’étanchéité auto-adhésive en bordure et dans les noues, combinée à une ventilation adéquate, est présentée comme essentielle pour réduire les risques de glace de rive et d’infiltration. Ces éléments doivent figurer dans la discussion avec le couvreur plutôt que d’être traités comme des détails secondaires.